Affaire Batiplus : Les Sénégalais sacrifient Rachelle Sleylaty ?

 Affaire Batiplus : Les Sénégalais sacrifient Rachelle Sleylaty ?

La presse internationale vit une période sombre.
Laquelle période est marquée par une société dubitative, qui se laisse facilement berner par les médias.
La théorie du complot fait perdre toute authenticité à une certaine presse .
Les sources d’informations sont diverses et souvent contradictoires.
Récemment un scandale qui avait tenu en haleine toute l’opinion nationale s’est révélé être que pure chimère.
Au Sénégal, tout porte à croire que nous sommes dans la période la plus scandaleuse de notre histoire.
L’idée selon laquelle, toutes nos institutions sont régaliennes, transparentes et vertueuses, souvent mise en exergue par nos gouvernants ne résiste guère à l’examen.
De notre administration, à la présidence, passant par le pouvoir judiciaire, les scandales sont légion.
Les autorités épinglées par les corps de contrôle de l’état en sont une illustration parfaite.
L’affaire Prodac, L’affaire Petrotim, le dossier des 94 milliards de Mamour Diallo, la cascade de démission des magistrats, l’affaire des faux au sein de l’état et pour ne citer que cela nous démontrent que les différents pouvoir (judiciaire, exécutif, législatif) se liguent pour orchestrer une véritable entreprise de blanchiment de capitaux et de spoliation de nos derniers publics.
Cette entreprise contribue alors prestement à l’appauvrissement de notre chère patrie.
Dans le dossier Batiplus, qui mélange association de malfaiteurs, délinquance fiscale, corruption, et financement du terrorisme, la vague d’indignation des sénégalais avait probablement poussé le procureur de la république à placer le sieur Christian Samra sous contrôle judiciaire.
De là, comme par hasard, la succession de scandales devient subitement suspecte pour n’être que pure coïncidence.
Cheikh Yerim Seck, le journaliste tant décrié par les Sénégalais se met à faire des révélations fracassantes, allant jusqu’à accuser les gendarmes de la section de recherches de corruption.
Il fût arrêté et placé en garde à vue, suscitant ainsi un grand bruit médiatique.
Détournant alors l’attention sur lui, ce qui permettra à l’entreprise Batiplus de souffler un peu.
Une certaine presse sonne rapidement le glas de l’affaire Batiplus en se concentrant uniquement sur le tant controversé Cheikh Yerim Seck.
Ce dernier avait lancé l’alerte selon laquelle les gendarmes avaient détourné plus de deux milliards.
Un autre scandale sous-jacent alors à celui de la famille Fares.
Une information judiciaire était même ouverte à l’encontre du commandant de la section de recherches.
Une affaire qui a vraiment entaché l’image de notre gendarmerie nationale, qui était réputée pour son professionnalisme et sa transparence.
Cependant, une petite frange de journaliste n’avait pas lâché du lest et continuait d’enquêter et de dénoncer l’affaire Batiplus.
Une affaire qui met à nue, l’image plus ou moins obscène de notre justice.
Un dossier qui faisait montre de la violation constitutionnelle de l’égalité entre citoyens en cas de contentieux.
Même les juristes n’arrivaient point à comprendre l’incarcération de la jeune Rachelle Sleylaty au moment où le sieur Christian Samra qui, était accusé des chefs d’inculpations plus graves se retrouvait à pavaner dans la capitale sénégalaise.
Mais, surgit alors de manière très hasardeuse l’affaire Babacar Ngom et des paysans de Ndengler.
Une affaire qui démontre l’amateurisme et le parti pris d’une certaine presse.
Force est de constater que, dans notre chère nation, rares sont les journalistes qui font un travail de terrain pour aller vers le fond de l’information.
L’affaire Petrotim illustrait déjà le caractère amateur d’une frange de notre presse, aussi minime que soit-elle.
Tout le monde se rappelle, qu’il a fallu que la BBC fait une enquête très approfondi pour que notre presse se met à s’emberlificoter sur des futilités.
Sur l’affaire Ndengler, on constate l’ambivalence de certains journalistes qui défendaient de manière lucrative la famille Fares dans le dossier BATIPLUS, qui opèrent très rapidement leur mue, pour enfiler leur rôle de détracteurs sans aucune enquête de terrain.
Ils utilisent alors tous les moyens pour discréditer un champion national, un investisseur qui créé des milliers d’emplois.
Le problème de Ndengler ainsi résolu, même si de manière palliatives.
Surgit ensuite l’affaire des gazelles oryx et le dossier du CREI sur Bibo Bourgi.
l’État ne réagit nullement sur la bavure contradictoire du ministre de l’environnement.
Pire, au même moment, l’État déclare la vente des immeubles Eden Rock du sieur Bourgi.
Deux scandales, avec deux issues totalement étanches.
L’un, étant ministre, ne s’inquiète guère de représailles judiciaires et politiques, car étant un des lieutenants du président.
L’autre, qui ne chante pas les louanges du gouvernement, subit forcément l’acharnement de la justice et de l’administration de l’État.
Comme à l’accoutumée, des décisions assujetties à une géométrie à deux variables se répètent sans cesse au sein du gouvernement.
On remarque alors de manière ahurissante, à quel point, la presse manipule l’opinion publique sur quel sujet à débattre, et quel sujet ou quel dossier scandaleux à ranger dans les tiroirs.
On peut ainsi penser que l’objectif des Fares est atteint.
Ils ont réussi à éteindre le feu, tout porte à croire qu’ils sont hors d’état de cause, au moment où, Rachelle Sleylaty boucle son quatrième mois en prison.
À moins que les Sénégalais reviennent à la raison, et reprennent en charge ce dossier qui ébruite l’image de notre pays dans la scène internationale, Rachelle sera sacrifiée aux beaux yeux de la puissante mafia libanaise de ce pays.

Eh bien, espérons un réveil de la population sénégalaise, pour sonner le glas de l’impunité dont souffre notre nation.

Rappelons que :

Rachelle Sleylaty croupi toujours en prison.

Christian Samra reste toujours libre.

La population sénégalaise est-elle en passe de sacrifier Rachelle et d’encourager un terroriste ?

Debout pour une justice équitable.

Non à la manipulation.

Non à la diversion.

I.S

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