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COURS MAGISTRAL POUR LE DOYEN MAMADOU OUMAR NDIAYE, DIRECTEUR DE LA REDACTION DU TEMOIN

 COURS MAGISTRAL POUR LE DOYEN MAMADOU OUMAR NDIAYE, DIRECTEUR DE LA REDACTION DU TEMOIN

Doyen vous permettez ! Si vous n’êtes pas atteint d’une sénilité aggravante confirmée par la maladie d’Alzheimer qui sans même lecture profonde de votre chiffon saute à la mirette, cette attitude vous plaçant au centre d’un débat au rat des paquettes m’aurait ahuri venant du pamphlétaire que vous êtes avec vos trente années d’expérience.

Doyen le débat est trop bas, élevons le niveau ! Alors permettez-moi de vous rappeler quelques préceptes du noble métier de journaliste que vous êtes en train de travestir pitoyablement. Le journaliste puisqu’il s’agit de lui doit être un acteur incontournable de tout développement social. Ce développement passe sans nul doute par l’éveille de la conscience citoyenne qui garantira la participation aux affaires publiques qui ne saurait se faire sans réception d’une information nécessaire, juste et profitable. Dès lors, importerait-il de garder à l’esprit que le journaliste doit jouer un rôle d’une importance capitale dans le développement de la personnalité des citoyens pour une évolution de la société. Ainsi dans cette tâche, le professionnel de l’information et de la communication doit connaître ses devoirs et ses responsabilités mais surtout éviter de méconnaitre que les règles de conduite principales de toute démarche journalistique doivent naître d’une distinction sans équivoque entre le fait de donner des informations et celui d’exprimer ses opinions qui peut faire atterrir le journaliste peu sérieux dans les caniveaux infestes par ses jugements de valeur.

Le journaliste, en informant, doit s’efforcer de donner l’information vraie et vérifiée en se gardant de verser dans les rumeurs infondées. S’il doit exprimer ses opinions également, sa subjectivité ne doit altérer en rien la véracité, l’honnêteté et l’éthique de ses points de vue. Par conséquent, son jugement ne doit pas avoir pour but de nier la réalité ou de fermer yeux là-dessus. Toute sa dignité réside dans le respect strict de l’éthique et la déontologie que requiert le métier.

Doyen, l’ingratitude est la marque des hommes faibles d’esprit qui demandent et reçoivent sans peine, mais oublient sans remord. Si vous n’avez que votre plume pour taillader la gorge de ceux qui vous ont appris à l’aiguiser et l’art de noircir les feuilles, sachez alors que vous avez lamentablement raté votre cible. Les médecins ainsi que les forces de sécurité, ces braves hommes et femmes sur le terrain, ne nous feront jamais un procès aussi haineux et perfide car leur sagesse et leur reconnaissance ne les laisseront un seul instant sombrer dans l’oubli jusqu’à ne plus se souvenir de la présence de l’enseignant, soldat du savoir, sur le champ de bataille portant haut l’étendard, promenant sans répit sa lumière que ni le vent, ni la pluie n’a su éteindre, déjouant sur des terrains sablonneux coups et ignominies, pour les préparer à être présents sur d’autres champs de combat. Selon vous, nous formons un bataillon de la peur et de paresseux. Mais quelle injure ! Laissez-moi vous dire ceci : ce bataillon a le corps, l’esprit ainsi que le cœur forgé par le feu de mille batailles et sans déserter a su toujours rester debout armé de son courage pour éviter que votre tête soit tombée sur le sol de l’ignorance. Vous ne devriez point les remercier de cette manier. Hélas ! Nous sommes certes meurtris mais point surpris car la célèbre romancière Mariama Ba nous a appris depuis longtemps que : « Les enseignants, ceux du cours maternel autant que ceux des universités, forment une armée noble aux exploits quotidiens jamais chantés, jamais décorés. Armée toujours en marche, toujours vigilante. Armée sans tambour, sans uniforme rutilant. Cette armée-là déjouant pièges et embûches, plante partout le drapeau du savoir et de la vertu. »

Doyen Mamadou, c’est en partie à cause de l’insolence de gens de votre trempe que le métier de l’enseignant ne fait plus rêver vu que vous en avez fait votre défouloir, tout en prenant quotidiennement plaisir à nous trainer dans la boue.

Le respect de votre âge ne me laisse pas le choix pour en dire plus, sinon je ne me arrêterais pas là !

Mouhamed DIOP, professeur au CEM Cap Skirring

mouhaiscoolandnice@gmail.com

+221 77 416 5274

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