DAKAR, SAINT-LOUIS, MBOUR, DIOGUE : Ces sites où la mer avance plus vite au Sénégal

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Les villes de Dakar, Saint-Louis, Mbour et l’île de Diogué dans la région de Ziguinchor sont les plus menacées par l’avancée de la mer au Sénégal. C’est ce que rapporte l’universitaire Ibrahima Ly qui intervenait, mercredi dernier, lors d’un panel sur la problématique de la gestion intégrée des zones côtières.

La mer ne cesse de gagner du terrain sur le continent, au Sénégal. Le professeur Ibrahima Ly a abordé cette problématique, mercredi dernier, au Grand Théâtre, à l’occasion de la Semaine ivoirienne, au Sénégal. L’universitaire faisait une présentation sur la gestion intégrée des zones côtières et la sécurité maritime. Il a répertorié des sites qui sont les plus menacés par la montée du niveau des eaux. Il s’agit d’une partie de la frange côtière à Dakar, Mbour, Saint-Louis, l’île de Diogué, au large de l’embouchure du fleuve Casamance. «Il y a des sites qui demandent beaucoup d’attention. Il faut informer et sensibiliser les décideurs. Nous devons parler à ceux qui extraient du sable et collectent des coquillages pour les constructions», a affirmé le Pr Ibrahima Ly. De tous ces sites, le cas de la brèche de la Langue de Barbarie, cité au niveau international, inquiète plus ce chercheur. Cette brèche ne cesse de s’étendre ouvrant ainsi la voie au recul du trait de côte à Saint-Louis. «La brèche ne cesse de s’élargir, l’avancée de la mer s’accélère, la ville de Saint-Louis est de plus en plus menacée», a prévenu le Pr Ly.
Dans la région de Dakar, l’une des causes d’origine anthropique, c’est l’extraction du sable marin. Autrement dit, l’homme est, en partie, responsable de l’érosion de nos côtes. «La forte érosion à Dakar s’explique par l’extraction du sable marin», a soutenu le professeur. En plus des conséquences environnementales, l’érosion entraînera des problèmes économiques. Le tourisme et la pêche seront affectés.
En réalité, l’avancée de la mer a détruit certains réceptifs hôteliers et réduit la plage. «Il nous faut une gestion intégrée de ces zones où il y a une concentration des activités économiques», a préconisé le Pr Ly qui a lancé un appel pour un reboisement à grande échelle des zones côtières. Des programmes, ajoute-il, doivent être mis en œuvre et «nous devons lutter contre l’occupation du domaine public maritime».

Souadou NDIAYE (stagiaire)

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