Décision de Trump vis-à-vis de l’OMS: “une approche très égoïste” pour Moscou, Paris espère “un retour à la normal”.

 Décision de Trump vis-à-vis de l’OMS: “une approche très égoïste” pour Moscou, Paris espère “un retour à la normal”.


La décision de Donald Trump mardi 14 avril de suspendre l’apport américain à l’OMS, en pleine pandémie de coronavirus a provoqué une onde de choc à travers le monde. L’Organisation mondiale de la santé est vivement critiquée depuis plusieurs jours par Washington pour sa «mauvaise gestion» de la pandémie, de «dissimulation» et notamment pour ses prises de positions jugées trop favorables à Pékin.

La décision de Donald Trump a suscité la consternation à travers le monde. De nombreux pays et organisations ont fustigé l’initiative de Washington de couper les vivres à l’OMS, une aide financière estimée à plus de 400 millions de dollars par an et plus que jamais nécessaire dans la lutte contre la pandémie qui a fait plus de 126 000 morts depuis décembre.

Paris, par le biais de la porte-parole du gouvernement a émis l’espoir d’un retour rapide à la normale.

C’est une situation évidemment que nous regrettons car vous connaissez l’attachement de la France, et singulièrement du président le République, au multilatéralisme[…]Nous espérons vivement qu’il y ait un retour rapide à la normale et que l’OMS puisse effectuer de manière sereine le travail qui est le sien.

Moscou a dénoncé « l’approche très égoïste » et jugé « très alarmante » la décision américaine. Le patron de l’ONU, Antonio Guterres a de son côté vivement critiqué cette suspension, estimant que ce n’était pas le « moment de réduire le financement” des organisations combattant la pandémie.

L’Union africaine enfin a jugé «profondément regrettable» la suspension de l’aide américaine et souligné que le monde dépendait plus que jamais, de la capacité de leadership de l’OMS pour diriger la lutte contre le Covid-19.

Au cœur de la polémique avec le locataire de la Maison Blanche, le chef de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus s’est quant à lui contenté de déclarer que la seule préoccupation de l’OMS était d’aider les pays « à sauver des vies » et d’ajouter qu’il n’y avait « pas de temps à perdre ».

I.S

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