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Donald Trump limoge son conseiller à la sécurité nationale

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Donald Trump a limogé mardi en deux messages lapidaires John Bolton, son conseiller à la sécurité nationale. « J’ai informé John Bolton hier soir que l’on n’avait plus besoin de ses services à la Maison-Blanche », a écrit Donald Trump sur son compte Twitter, son moyen de communication favori.

« Je suis en profond désaccord avec beaucoup de ses suggestions, comme d’autres membres de ce gouvernement, et c’est pourquoi j’ai demandé à John sa démission qu’il m’a remise ce matin. Je remercie John pour ses services. Je nommerai un nouveau conseiller à la sécurité nationale la semaine prochaine ». Il a été nommé en mars 2018.

I informed John Bolton last night that his services are no longer needed at the White House. I disagreed h2ly with many of his suggestions, as did others in the Administration, and therefore….

— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) September 10, 2019

Bolton a annoncé pour sa part qu’il avait proposé sa démission la veille. Ce à quoi Trump lui aurait répondu qu’on en « parlerait demain ». Sa présence était encore programmée mardi matin à un point de presse à la Maison-Blanche, une heure avant l’annonce de son départ.

I offered to resign last night and President Trump said, « Let’s talk about it tomorrow. »

— John Bolton (@AmbJohnBolton) September 10, 2019

Les deux hommes en désaccord

La liste de ses différends avec un président de plus en plus désireux de dialoguer avec certains adversaires des Etats-Unis n’a cessé, en effet, de s’allonger au cours de l’année et demie écoulée. Hostile à des négociations avec la Corée du Nord qui n’auraient pas comme préalable le renoncement de Pyongyang à l’arme nucléaire, John Bolton a critiqué les tirs de missiles de courte portée multipliés par le régime de Kim Jong-un au cours des derniers mois. Tout en vantant la qualité de sa relation avec le dictateur nord-coréen, Donald Trump les a, au contraire, minimisés. « La Corée du Nord a tiré des petits missiles qui ont troublé certains de mes compatriotes et d’autres, mais pas moi », avait-il ainsi assuré en mai.

Bolton est un adepte des positions extrêmes. Farouche opposant aux organisations multinationales et aux traités internationaux, il a été l’un des plus ardents soutiens de l’invasion de l’Irak en 2003, tout en critiquant le fait que les troupes américaines soient restées après la chute de Saddam Hussein. Ses sorties lapidaires font de lui une figure célèbre, surtout sur des plateaux de télévision, où quelques formules définitives plaisent plus que des arguments étayés ou des positions nuancées.

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