Hôtel Ngor Diarama : Abiboye Lô en quarantaine, raconte l’enfer du confinement qu’elle vit.

 Hôtel Ngor Diarama : Abiboye Lô en quarantaine, raconte l’enfer du confinement qu’elle vit.

C’est pour les besoins de l’héritage de son père qu’Abiboye Franco-sénégalaise établie à Marseille en France est rentrée au bercail. Elle fut mise en quarantaine après que son frère a été détecté positif au Coronavirus. Elle a dû contacter le journal Observateur pour témoigner sur l’enfer du confinement qu’elle vit présentement à l’hôtel Ngor Diarama. Immersion.
Le frère de Abiboye est communément appelé le “cas Gueule Tapée” déclaré positif au Covid-19 le 13 mars dernier. Et sa proximité avec sa sœur a conduit cette dernière à être mise en quarantaine à l’hôtel Ngor Diarama.

Vivant des conditions déplorables, Abiboye ne s’est pas empêchée de livrer à nos sources ses impressions sur la froide nourriture que lui servent des agents de la Croix rouge. Elle explique que le petit déjeuner et le déjeuner sont pareils. Tout est froid et personne ne sait de quelle sorte de nourriture il s’agit. Abiboye indique qu’elle est traitée comme une prisonnière et ses petits besoins, elle ne peut même pas les faire. Etant seule dans son appartement, elle précise que c’est elle qui a appelé les urgences pour se faire dépister dès qu’elle a appris que son frère qui habite à Soumbédioune est déclaré positif au Coronavirus. Mais confinée à l’hôtel Ngor Diarama qui était fermée selon elle, elle avance que les autorités ne savaient même pas où elle était.

Elle a cherché des numéros de téléphone de gauche à droite pour pouvoir les joindre mais en vain. Les agents de la Croix rouge lui ont jeté de petits sachets de détergent pour lui demander de nettoyer la chambre d’hôtel dans laquelle elle est confinée. Ayant de la névralgie du nerf sciatique, Abiboye affirme qu’elle ne peut pas se laver avec de l’eau chaude. Pour la télé, il n’y a que trois chaines et les agents de la Croix rouge la fuit comme si elle avait la peste. Elle explique qu’avant-hier, un monsieur a voulu sauter de sa fenêtre pour s’échapper avant d’être raisonné. Et Abiboye de préciser qu’au niveau des télés et radios, “les autorités disent toujours que nous sommes bien entretenus alors que c’est archi-faux. C’est de gros mensonges car nous vivons l’enfer.”

I.S

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