Kemi Seba sur le coronavirus, OUATARRA, GNASSINGBE, ALPHA CONDE…

Kémi Séba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, né le 9 décembre 19813 à Strasbourg, est un activiste anticolonialiste et essayiste franco-béninois. figure du radicalisme noir et du panafricanisme contemporain.

Initialement membre francophone de Nation of Islam, Kémi Séba se fait d’abord connaître en France en tant que fondateur ou porte-parole de plusieurs organisations, notamment « Tribu Ka » et « Génération Kémi Séba », toutes deux dissoutes par décret pour incitation à la haine raciale. Se présentant comme anti-impérialiste et antisioniste, il est considéré, par de nombreux journalistes et politologues français et étrangers, comme un militant raciste antiblanc, racialiste et antisémite. ainsi qu’un adepte de l’action violente dans les années 2000. Il est également considéré comme un suprémaciste noir.

Il s’installe ensuite au Sénégal, où il poursuit son militantisme politique et devient conférencier dans des universités et, à partir de 2013, chroniqueur politique dans diverses chaînes de télévision africaines. Cette nouvelle activité lui vaut une certaine popularité auprès d’une partie de la jeunesse africaine francophone, qui le considère comme un défenseur de la souveraineté africaine.

Le politologue Stéphane François décrit la posture politique de Kémi Séba comme celle d’un « racialiste intégral qui a renversé la pyramide raciale élaborée au xixe siècle : le peuple civilisateur n’est plus celui des Aryens, mais l’Africain noir. »

Afrocentriste radical à ses débuts, Kemi Seba déclare abandonner sa vision racialiste en 2008, pour adhérer au panafricanisme. Ce nouvel engagement le fait devenir en quelques années une figure médiatique de ce courant idéologique en Afrique francophone.

Il mène à partir de 2017, une lutte « contre le néocolonialisme » français. Il dénonce le franc CFA et le manque de souveraineté monétaire qui touche les pays utilisant cette devise, à travers des manifestations politiques dans l’ensemble des pays d’Afrique francophone, ce qui lui vaut plusieurs expulsions.

I.S

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