Kebetu

Kristalina Georgieva, Directrice générale du Fmi : «Le Sénégal est parmi les pays les plus performants d’Afrique subsaharienne»

Views: 7
kristalina-georgieva,-directrice-generale-du-fmi-:-«le-senegal-est-parmi-les-pays-les-plus-performants-d’afrique-subsaharienne»

Portée à la tête de la Direction générale du Fonds monétaire international (Fmi), le 25 septembre 2019, Kristalina Georgieva réserve sa première visite en Afrique au Sénégal. A Dakar, aujourd’hui, pour prendre part à la conférence internationale sur le développement durable et la viabilité de la dette, la remplaçante de Christine Lagarde a émis un autre signe d’égard à l’endroit du Sénégal : accorder une interview exclusive au quotidien national Le Soleil. Dans cet entretien, elle salue les bonnes performances économiques réalisées par le Sénégal, évoque, entre autres questions, l’accompagnement du Fmi dans l’exploitation et la gestion de nos ressources pétrolières et gazières, expose sa vision pour l’Afrique, et dit sa compréhension de ses nouvelles charges de Directrice générale.

Qu’est ce qui justifie votre visite au Sénégal ?
Permettez-moi tout d’abord de vous dire à quel point je suis heureuse de me rendre en Afrique au début de mon mandat de Directrice générale du Fmi, et à quel point j’apprécie ma visite au Sénégal, un des pays présentant la plus forte croissance de la région.
Je suis ici pour une importante conférence de haut niveau dont le thème porte sur le développement durable et la viabilité de la dette. Au cours de cette rencontre, les participants chercheront à trouver le juste équilibre entre les besoins de développement et le financement par l’emprunt. Elle est organisée conjointement par le Sénégal et le Fmi, en collaboration avec les Nations unies et le Cercle des économistes.
J’aurai également l’occasion de m’entretenir avec un certain nombre de dirigeants africains participant à la conférence et de rencontrer les autorités sénégalaises et des acteurs locaux pendant ma visite.

Quelle est votre appréciation de l’économie sénégalaise ?
Les résultats économiques récents du Sénégal sont impressionnants. La croissance a dépassé 6% pendant cinq années consécutives, ce qui place le Sénégal parmi les pays les plus performants d’Afrique subsaharienne. Les perspectives économiques sont favorables. Nous prévoyons que la croissance restera vigoureuse en 2020 et en 2021, portée notamment par l’investissement dans la production d’hydrocarbures. A terme, il sera important de veiller à ce que la croissance économique crée des emplois et profite à l’ensemble de la population.
Nous espérons voir aussi des réformes qui amélioreront le climat des affaires et stimuleront l’investissement privé. Ce qui sera important pour pérenniser une croissance vigoureuse après le pic de la production de pétrole et de gaz. Le Fmi, en collaboration avec d’autres partenaires, se penchera également, avec le gouvernement sénégalais, sur l’impact du changement climatique sur l’économie du pays.

Le Sénégal est considéré comme un futur pays producteur de pétrole et de gaz. Comment l’exploitation de ces ressources naturelles pourrait-elle profiter à ce pays ?
Les récentes découvertes de pétrole et de gaz sont considérables. Elles ne feront cependant pas du Sénégal un exportateur majeur de produits de base, mais selon nos estimations actuelles, les recettes budgétaires supplémentaires pourraient s’élever à environ 1,5 % du Pib entre 2022 et 2040.
Etant donné que les combustibles fossiles joueront vraisemblablement un rôle moindre à l’avenir, il importe que le Sénégal veille à conserver une structure économique diversifiée. Il est également important pour le pays d’utiliser ces ressources additionnelles pour investir dans des domaines tels que la qualité de l’éducation, l’amélioration de l’accès aux services de santé et le renforcement des infrastructures de transport et d’énergie. C’est en investissant davantage dans ces domaines que le pays connaîtra une croissance porteuse d’emplois, durable et inclusive.
Tout comme d’autres pays, le Sénégal peut également mettre de côté des ressources pour les générations futures. Ces gros investissements peuvent aussi avoir des retombées positives sur l’économie et le marché du travail local. Les ressources en gaz naturel faciliteront également la transformation de la production d’électricité qui se fera à partir de gaz plus propre et meilleur marché plutôt que le mazout lourd, ce qui aura un impact positif sur l’environnement et la compétitivité du pays.

Comment le Fmi compte-t-il accompagner le Sénégal dans l’exploitation de ces ressources ?
Les autorités sénégalaises ont sollicité l’appui technique du Fmi pour mettre en place un système de gestion des recettes des hydrocarbures qui soit conforme aux meilleures pratiques internationales. Nous nous en félicitons. Nous avons des experts dont l’expérience peut profiter au Sénégal.
Les autorités se sont engagées à mettre en place un système solide dans le contexte d’un nouveau programme triennal appuyé par le Fmi. Les principes fondamentaux sont les suivants : toutes les recettes doivent passer par le budget de l’administration centrale et une partie des recettes doit être mise de côté à des fins de stabilisation et d’équité entre générations.

Quel bilan faites-vous après près de cinq années de mise en œuvre du programme dénommé Instrument de soutien à la politique économique ou Ispe que le Sénégal avait signé avec le Fmi ?
Les résultats obtenus dans le cadre du programme 2015-2019 au titre de l’instrument de soutien à la politique économique, qui est arrivé à expiration en juin 2019, ont été bons.
La croissance a été vigoureuse et des progrès importants ont été accomplis sur le plan de certaines réformes, notamment pour ce qui est du renforcement de la transparence du budget et de la limitation des transactions hors budget.
Certains objectifs doivent encore être atteints et nous travaillons avec les autorités sénégalaises sur ces points.

A la mi-décembre, un nouveau programme au titre de l’Instrument de coordination de la politique économique ou Icpe succède à l’Ispe. Qu’est-ce qui va changer concrètement ?
Le nouveau programme facilitera la mise en œuvre de la deuxième phase du Plan Sénégal émergent (Pse). Il s’appuie sur trois piliers qui sont alignés sur les priorités du Pse : réaliser une croissance durable et inclusive, portée principalement par le secteur privé ; consolider la stabilité macroéconomique en maintenant la viabilité des finances publiques et en gérant prudemment la dette ; établir un système transparent de gestion des recettes des ressources naturelles conformes aux meilleures pratiques internationales.
A titre d’information, le Fmi a mis en place l’Icpe en 2017 afin d’aider les pays qui pourraient profiter d’un soutien de l’institution, mais qui n’ont pas besoin de ses ressources financières. Le Sénégal fait partie de cette catégorie. L’Icpe est très semblable à l’instrument de soutien à la politique économique. Il permet à un pays de démontrer sa volonté de mener une politique macroéconomique solide et de profiter d’un dialogue étroit avec les services du Fmi.

Le 25 septembre passé, le Conseil d’administration du Fmi vous a portée à la tête de la Direction générale du Fonds, quelle sera la place de l’Afrique dans votre stratégie ?
J’ai beaucoup travaillé en Afrique dans ma carrière. J’ai confiance en l’avenir du continent et je suis profondément attachée au rôle que le Fmi peut jouer pour assurer cet avenir.
Une grande partie de l’Afrique connaît une croissance rapide et les possibilités d’investissement intérieur et étranger sont considérables. Le continent fait également face à de grandes difficultés, des conflits aux changements climatiques en passant par la nécessité de créer des emplois pour une population en forte croissance. Pour toutes ces raisons, l’Afrique est au cœur de notre travail : elle compte le plus grand nombre de programmes de prêt du Fmi, la surveillance économique y a été renforcée et elle bénéficie d’un vaste programme de développement des capacités. L’organisation de la conférence sur le développement durable et la viabilité de la dette à Dakar constitue un exemple de notre volonté d’assurer le développement du continent.
Sur un plan plus personnel, je suis particulièrement enthousiaste à l’idée de m’appuyer sur mon expérience et sur les liens forts que j’ai noués avec l’Afrique dans le cadre de mon travail à la Banque mondiale et à la Commission européenne pour faire progresser les efforts du Fmi en vue de la promotion d’un développement économique solide et inclusif.

Kristalina Georgieva, Directrice générale du Fmi : «Le Sénégal est parmi les pays les plus performants d’Afrique subsaharienne» 1En Afrique, l’image du Fmi est souvent associée aux politiques d’ajustement structurel. Que comptez-vous faire de différent pour changer cette perception ?
Le Fmi a bien changé au cours des dix dernières années grâce à des travaux sur des questions qui vont au-delà du mandat traditionnel de l’institution, par exemple les changements climatiques, les disparités femmes-hommes, les inégalités et la diversification.
Toutes ces questions sont importantes sur le plan macroéconomique et sont donc devenues partie intégrante de notre mandat. J’entends poursuivre cet effort, car je crois en une approche holistique du développement durable. La stabilité macroéconomique demeure nécessaire, mais elle n’est pas suffisante pour s’attaquer aux questions nationales et internationales complexes auxquelles nous sommes confrontés.
Nous évaluons, en outre, continuellement nos programmes et nos conseils afin d’atténuer leurs effets sur les groupes les plus vulnérables. La poursuite d’un dialogue ouvert et constructif avec nos pays membres et la volonté d’écouter et d’apporter des solutions fondées sur la coopération contribueront grandement à démonter les préjugés entourant le Fmi et son travail.

L’Afrique est présentée comme le continent de l’avenir, où se bousculent les grandes puissances économiques. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Un ensemble de facteurs font de l’Afrique le continent de l’avenir. Tout d’abord, et surtout, la dynamique démographique est telle que les jeunes de la planète viendront principalement d’Afrique dans un avenir pas si lointain, tandis que le reste du monde fait face au vieillissement rapide de sa population.
Selon les estimations, l’Afrique pourrait représenter 80% de la hausse de quatre milliards de la population mondiale qui est attendue d’ici 2100. En outre, le continent atteint des seuils en matière de taille de la population, de densité, d’éducation, de santé et d’infrastructure qui aideraient ses pays à profiter des avantages du commerce et des technologies.
Les pays africains sont en train d’intensifier leur collaboration et leur intégration, notamment avec la récente mise en place d’un accord de libre-échange continental. Ce qu’il convient de noter, c’est que l’on s’enthousiasme de plus en plus du potentiel humain de l’Afrique, et que l’on parle moins de ses ressources minérales ou naturelles, et cela devrait contribuer à attirer des investissements comme ce fut le cas en Asie il y a quelques décennies.

En tant que Directrice général du Fmi, quel regard portez-vous sur la situation actuelle de l’économie mondiale ?
Après une période d’expansion synchronisée, l’économie mondiale est maintenant en phase de ralentissement synchronisé. Les fractures liées au commerce, l’incertitude entourant les tensions géopolitiques et le Brexit freinent la croissance. Elle est au plus bas depuis la crise financière.
L’investissement et la demande de biens de consommation durables sont modérés dans l’ensemble des pays avancés et des pays émergents, la croissance du commerce mondial est presqu’au point mort et certaines données laissent entrevoir une expansion plus faible que prévu à terme.
Nous prévoyons un ralentissement de la croissance mondiale cette année qui devrait s’établir à 3% pour 2019, avant de remonter très modérément à 3,4% en 2020. Pour ces deux années, il s’agit d’une révision à la baisse par rapport à nos prévisions d’avril 2019. Si l’on utilise le Pib comme mesure, près de 90 % des pays du monde enregistrent une croissance plus lente.
Mais soyons clairs : la croissance est encore présente, et elle est forte dans de nombreux pays africains. Nous ne sommes donc pas en situation de crise, mais le temps est venu de passer à l’action. Le rôle du Fmi est important à cet égard. Comme vous le savez, le Fmi contribue à réduire les incertitudes en proposant à ses membres des analyses et recommandations avisées. Je conseille aux pays de tirer parti de tous les outils à leur disposition : la politique monétaire, la politique budgétaire et, le cas échéant, des réformes structurelles.

Qu’est-ce qui, selon vous, doit être modifié ou amélioré d’urgence dans l’économie mondiale ?
Bon nombre de mes collègues m’appellent la «bâtisseuse de ponts», et cette réputation me convient tout à fait. Nous devons surmonter nos différences grâce à la coopération multilatérale afin de réaliser une croissance durable au profit de tous. Je ne le dirais jamais assez : il est urgent de trouver des solutions durables aux différends commerciaux.
Mais nous devons trouver aussi des solutions mondiales à des défis mondiaux de plus grande envergure, parmi lesquels l’endettement, l’économie numérique, la fiscalité internationale ou encore les changements climatiques.

Après votre nomination à la tête du Fmi, vous avez déclaré que votre «priorité immédiate consistera à aider les pays à réduire au minimum le risque de crises». Pourquoi cette prise de position ?
Tout d’abord, l’avenir de l’Afrique est étroitement lié à celui de l’économie mondiale, et nous suivons cela de près au Fmi. Le fait est que les risques sont en hausse. Ma priorité est d’aider les pays qui en ont besoin pour faire face. L’escalade des tensions commerciales et géopolitiques pourrait ralentir l’investissement, déjà morose, et nuire à l’ensemble de l’économie mondiale.
Les facteurs de vulnérabilité financière continuent de s’accumuler dans un climat de faiblesse persistante des taux d’intérêt. Ceci pourrait entraîner un durcissement des conditions financières et intensifier les pressions pesant sur les pays vulnérables, dont des pays émergents ou en développement fortement endettés. Le moment serait mal choisi pour relâcher notre vigilance : l’action est de mise.

Pouvez-vous nous décliner les grandes lignes du plan d’actions de votre mandat ?
Nous considérons qu’il existe cinq priorités face à la situation actuelle de l’économie mondiale.
Premièrement, il s’agit de réparer les torts causés par les tensions commerciales en trouvant une solution durable qui nous aidera à mettre en place un système commercial plus solide. Nous pourrons ainsi passer d’une trêve à une paix commerciale.
Deuxièmement, il convient d’utiliser la politique monétaire avec prudence. Il reste approprié pour de nombreux pays de mener une politique monétaire accommodante, mais cette dernière doit être étayée par l’indépendance de la banque centrale et être communiquée clairement.
Troisièmement, il s’agit de permettre à la politique budgétaire de jouer un rôle plus central : il est temps aujourd’hui pour les pays qui en ont les moyens de déployer leur «puissance de feu» budgétaire, ou de se tenir prêts à le faire. Bien sûr, étant donné que la dette mondiale se situe actuellement à un niveau record, ce conseil ne peut pas s’appliquer partout. Par contre, ce qui peut fonctionner partout, ce sont les réformes structurelles. Au vu de la productivité languissante, il est nécessaire de prendre des mesures qui permettront de réaliser une croissance plus vigoureuse, plus inclusive et plus résiliente à moyen et à long terme.
Dès lors, notre quatrième priorité consiste à trouver les moyens d’accroître la productivité. Les pays peuvent prendre toute une série de mesures, par exemple réduire les formalités administratives ou accroître le taux d’activité des femmes, pour investir dans un avenir plus solide et plus dynamique.
Enfin, nous devons promouvoir une meilleure coopération internationale, et cela va bien au-delà du commerce : réforme de la réglementation financière, réaction aux changements climatiques, adaptation prudente aux technologies financières, lutte contre le blanchiment de capitaux, etc.
Bon nombre de nos défis dépassent les frontières nationales. Les solutions que nous y apportons doivent être à la hauteur et être transnationales.

Lorsque vous étiez à la Banque mondiale, vous avez beaucoup soutenu les projets d’autonomisation économique des femmes. Au-delà de la question du genre, comment la promotion économique des femmes peut-elle contribuer à la croissance mondiale ?
En tant que Directrice générale du Fmi et en tant que femme, cette question me tient particulièrement à cœur. Des impératifs économiques et sociaux exigent de promouvoir l’autonomisation économique des femmes. Permettre aux femmes de développer pleinement leur potentiel sur le marché du travail peut être très bénéfique sur le plan macroéconomique, par exemple en atténuant l’impact d’une diminution de la main-d’œuvre dans les économies vieillissantes.
Selon une étude du Fmi, les inégalités femmes-hommes sur le marché du travail et dans l’accès à l’éducation, à la santé et au crédit vont de pair avec de moins bons résultats en termes de croissance, de diversification économique, de bénéfices bancaires, de stabilité bancaire et d’inégalités de revenus.
Cette étude montre aussi que le fait de porter le taux d’activité des femmes au niveau du taux masculin pourrait accroître le Pib de 5 % aux États-Unis, de 9 % au Japon, de 27 % en Inde et de 34 % en Égypte, pour ne citer que quelques exemples.
Le Fmi inclut maintenant une analyse des disparités femmes-hommes dans ses consultations annuelles auprès de 43 pays faisant partie de tous les groupes de revenus et régions. En outre, ces questions figurent de plus en plus dans les activités de développement des capacités que propose le Fmi (par exemple, des ateliers nationaux sur la prise en compte des inégalités femmes-hommes dans l’établissement des budgets).

Quels sont les leviers sur lesquels va s’appuyer le Fmi pour atténuer les effets de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine sur l’économie mondiale ?
Nous recommandons de renforcer la coopération à l’échelle nationale et internationale. Cela signifie que les pays doivent œuvrer ensemble pour trouver une solution durable sur le plan du commerce et empêcher les tensions de se propager dans d’autres domaines importants tels que la monnaie et la technologie.
Comme je l’ai dit plus haut, nous devons passer d’une trêve à une paix commerciale. À terme, les solutions multilatérales sont bien plus efficaces que les actions bilatérales.

Peut-on s’attendre à une réforme du Fmi, sur le plan organisationnel, pour une présence accrue de l’Afrique dans les instances de décision et une meilleure prise en considération des préoccupations de ce continent dans les initiatives de l’institution que vous dirigez ?
J’espère qu’au fil du temps, et à mesure qu’elle évolue sur le plan économique et financier, l’Afrique fera de plus en plus entendre sa voix dans l’économie mondiale. L’Afrique est importante pour nous : sa voix est entendue et continuera d’être entendue pendant mon mandat de directrice générale du Fmi.

Être Directrice générale du Fmi représente-t-il un énorme défi pour vous ?
Servir nos 189 pays membres, grands ou petits, riches ou pauvres, est le plus grand honneur qui m’ait été donné. Moi qui ai grandi derrière le rideau de fer, je n’aurais jamais imaginé être un jour à la tête du Fmi. Cette expérience comporte un enseignement simple : rien n’est impossible. On n’arrête pas le changement. Je suis pleinement déterminée à aider nos pays membres à s’attaquer, de la manière la plus efficiente, à leurs défis économiques particuliers.

KRISTALINA GEORGIEVA ÀSON ARRIVEE A L’AIBD : «Je suis très reconnaissante envers le Président Macky Sall»
Arrivée à Dakar, hier soir, la directrice générale du Fmi, Kristalina Georgieva, a été accueillie par le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo et le ministre chargé du suivi du Pse, Cheikh Kanté accompagnés d’autres responsables du Fmi au Sénégal. Elle s’est réjouie de l’accueil qui lui a été réservée. « Je suis très reconnaissante envers le Chef de l’Etat, Macky Sall, de nous avoir reçus chaleureusement à Dakar. Je suis également reconnaissante des ministres qui montré le sens de la terranga sénégalaise. Aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur des questions importantes comme les Objectifs de développement durables (Odd), l’endettement, la stabilité financière, la création d’emploi et la croissance économique. On parlera également de l’amélioration de la qualité de vie des populations », a déclaré Mme Geogieva.

Entretien réalisé par Abdou DIAW. Photos : FMI

Comments: 0

Your email address will not be published. Required fields are marked with *