Le Thiouraye : Une arme de séduction de la femme sénégalaise !

 Le Thiouraye : Une arme de séduction de la femme sénégalaise !

La séduction, c’est une question d’alchimie. Quand deux personnes se plaisent, c’est que le contact passe bien, la conversation est riche et vraie… mais bien souvent ce qui rentre en compte, ce sont aussi des détails quasi insaisissables, un «presque rien» qui fait toute la différence : un mouvement irrésistible qu’il ou elle fait pour cacher son trouble, un parfum enivrant… Jigguen a testé cet encens qu’on appelle «Thiouraye» qui invite à l’amour et exalte la féminité de celles qui les utilisent.

Le «Thiouraye» ce mélange d’encens et d’autres arômes que l’on fait brûler sur un petit réchaud rempli de braises et de cendres (le «ande») pour parfumer une pièce ou des vêtements est le parfum de séduction par excellence de la femme sénégalaise, cette grande séductrice. Il est envoûtant, captivant et exaltant. Le «Thiouraye» parfume votre corps, vos vêtements et embaume votre intérieur de senteurs venues d’ailleurs.

«Samedi soir», «Yaye borom», «Grand combat», «Kaye fecc», «Boul bougé» etc. Si ces noms peuvent paraître étranges, ils sont pourtant bien connus ici chez nous, surtout par les femmes qui, pour retenir plus longtemps leur compagnon au lit, utilisent l’encens appelé (Thiouraye en wolof).

Le «Thiouraye» rime avec noms coquins. Les hommes raffolent de cette arme de séduction qui peut les rendre fous. De nature, la femme sénégalaise est connue comme une femme très «Jongué» (astucieuse) à son homme. Le sénégalais aime tout ce qui est «coquin» et «sexy».

Dans la pénombre, également la femme doit faire en sorte de sentir bon grâce à l’encens qui est un élément clé et essentiel dans le jeu de la séduction. Les épouses sénégalaises, friandes de coquetterie utilisent ces mélanges qui sont pour elles une arme de séduction.

Il n’y a pas de recette type pour la confection du «Thiouraye». Chaque femme fabrique son «Thiouraye» à sa guise, par un savant mélange de graines aromatisées de «diguidja» et de plusieurs muscs et parfums, souvent en provenance d’Inde ou du Proche-Orient. Après un long processus de macération qui peut prendre des mois ou des années, selon la consistance désirée, le «Thiouraye» est fin prêt à être consommé.

Les hommes ne résistent pas à cette forme de séduction ultra coquine. Les femmes en sont conscientes et n’hésitent pas à se ruiner pour bien ferrer et ensorceler leur homme.

Une vie sexuelle épanouie, c’est aussi la garantie d’un couple qui fonctionne. Sauf que le désir sexuel et la libido sont parfois bien capricieux. Sous la couette, c’est le couple qui trinque. Et pour trinquer il faut des astuces.

Eh Jigguen boyeul léne sène ande yiiii waayy !

Par Elysee

Murtudo Murti

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