Les lueurs du Mercredi (acte2)-De l’aide alimentaire à une analyse élémentaire: Quand une certaine opinion se trompe?

 Les lueurs du Mercredi (acte2)-De l’aide alimentaire à une analyse élémentaire: Quand une certaine opinion se trompe?

Entre éclaircissements et scepticisme. L’image indélébile que nous laissons à la postérité fait de nous des immortels et nous garantit une page d’or dans les annales du souvenir heureux. Le monde en général et le Sénégal en particulier a souvenance de ce grand cinéaste Sembène Ousmane qui nous a régalés d’un bel épisode cinématographique en l’occurrence “Guelewar “, un épisode dans lequel, il fustige l’aide alimentaire avec une ferveur jamais égalée.

 Ces derniers jours, une ballade dans les couloirs de la cinématographie sénégalaise a accouché d’une comparaison stérile et lapidaire dans la mesure où certains veulent nous faire croire que l’aide alimentaire dont parlait Sémbène Ousmane est synonyme de celui du président Macky Sall à l’attention du peuple sénégalais. Pour ces derniers, elle serait couvertes d’un même habit, celui du mendiant assis sur une mine d’or.

Toutefois, il est important de montrer que le mendiant a changé de tenue. Car, Sémbène Ousmane se mettait dans la peau de l’avocat pour dénigrer ce noir lobotomisé, qui s’identifiait au blanc, l’estimait, l’adulait et lui manifestait une stérilité chronique à répondre aux aspirations les plus vitales de sa population. Or, le contexte dans lequel nous sommes est celui de l’hécatombe, du donneur piégé et battu par le minuscule corona virus et du receveur qui s’embourbe dans des stratégies d’accompagnement et de sauvetage de son peuple. Mais, étant donné que l’expression “aide alimentaire” est chargée de connotations péjoratives, ne fallait-il pas parler “d’accompagnement alimentaire”?

En effet, au carrefour des œuvres de bienfaits et d’actes salutaires comme l’aide alimentaire du chef de l’état qui lui a coûté une avalanche de critiques aussi bien au niveau du fond et de la forme, les valeurs qui unissent les hommes intègres voudraient qu’on dresse une colonne d’apothéose à l’endroit du président Macky Sall et d’éviter d’être emporté par un abus de langages selon lequel: toute aide serait synonyme d’asservissement. Cependant, en Afrique et particulièrement au Sénégal, la politique a infesté les esprits à un niveau au faîte de son qualificatif, frôlant même le plafond de la peur et de la méfiance totale.

Une attitude qui laisse certains sceptiques et dubitatifs malgré la batterie de mesures que le président a entreprise pour que l’ayant droit puisse entrer en possession de son aide alimentaire. Autrement dit, il n’en est pas question de mêler la politique à cette affaire aussi sérieuse ou de profiter de ses privilèges pour se couvrir d’une peau d’hyène au moment du partage. Car, un tel acte donnerait raison aux pourfendeurs qui jusque-là, n’ont jamais prêté un préjugé favorable à la classe politique. Et comme l’habitude est souveraine, les échos qui découlent de la gouvernance par ordonnance du président accoucheraient de nombreuses ordonnances pour le peuple.

L’après covid19, n’est-ce pas le Sénégal de l’autosuffisance alimentaire? Ne serait-il pas bête de parler des bienfaits du Covid19 après autant de ravages monstrueux? De toute façon, les bienfaits du Covid19 continuent de s’insinuer dans nos esprits. Le Covid19, depuis son apparition, continue de nous catapulter au cœur de nos responsabilités individuelles et collectives en nous présentant un tableau de réalités amères auxquelles nous devons faire face à l’avenir: Santé, éducation, agriculture. De l’aide alimentaire nous parlons, ce contexte doit être un moment de recherche de possibilités pour une souveraineté alimentaire. Par ailleurs, s’il est important de préciser qu’un pays vit d’importation et d’exportation, il faudra aussi préciser que l’indépendance d’une nation commence le jour où elle parvient à assurer sa sécurité alimentaire. En un mot comme en mille, il est clair et appert que les milliards du TER auraient été suffisants pour irriguer des champs de riz afin d’alléger le taux d’importation d’où la nécessité de réorienter les dépenses vers les priorités.

Ousmane Seck,

                                                   Professeurs d’Anglais Chroniqueur

Auteur des “lueurs du Mercredi”

                                                                                                               Ousmaneseck416@gmail.com

I.S

Article similaire

Laisser un commentaire