L’Unesco inscrit de nouveaux sites au patrimoine mondial

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iGFM- Réuni pour sa 43e session à Bakou, en Azerbaïdjan, le comité du patrimoine mondial de l’organisation culturelle onusienne étudie 35 candidatures à l’inscription sur la prestigieuse liste et annonce les lauréats jusqu’au 10 juillet, en direct et en vidéo sur le site de l’Unesco. Le point sur les derniers sites choisis.

L’évènement est à suivre en direct sur le site de l’Unesco, qui publie également des photos des 35 sites examinés et une carte interactive qui place les quelque 1100 sites classés de par le globe. En outre, l’instance tweete en direct les nouvelles nominations via le mot-clé #PatrimoineMondial.

En Irak, la merveille antique de Babylone (cliquer sur les liens pour voir les photos des sites) est quatre fois millénaire et symbolise l’un des berceaux de l’humanité. Connue pour ses jardins suspendus, jamais localisés, comme pour sa tour biblique de Babel, Babylone est un site archéologique de 10 km², à 85 km au sud de Bagdad.

La cité est riche d’une porte de 28 mètres et vieille de 2600 ans : la porte d’Ishtar, érigée par le roi Nabuchodonosor II. Mais celle-ci a été transplantée morceau par morceau au début du XXe siècle à Berlin. Cinq sites irakiens figurent sur la liste de l’Unesco, dont trois dits «en péril», notamment après le passage du groupe État islamique. L’Irak revendique 7000 sites archéologiques. Babylone a difficilement résisté aux affres du temps et des guerres.

Les 673 000 km² des terres et mers australes françaises. C’est le plus vaste de site de la liste onusienne : le premier continent est à plus de 2000 km de ce territoire de l’océan Indien situé entre les 40° et 50° parallèles, dits rugissants et hurlants. Un territoire peu hospitalier en somme – ses îles sont surnommées « de la Désolation » et on ne compte que 200 habitants – sauf… pour les colonies d’oiseaux marins (50 millions !) et de mammifères marins les plus importantes au monde, mais aussi pour les scientifiques qui les observent toute l’année ou les écrivains qui les racontent. Ses paysages volcaniques et ses eaux riches en font un sanctuaire de biodiversité inestimable. Il fait partie des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), un territoire d’outre-mer.

Parmi ses îlots bien connus figurent les îles Kerguelen. Pour la rejoindre la rejoindre, une seule solution : embarquer sur le Marion-Dufresne, qui fait la liaison quatre fois l’an seulement avec La Réunion à 3400 km – elle aussi en partie classée. Conditions : 12 places, 8600 euros, 1 mois de voyage. Il s’agit du 45e site français classé, dont seuls 6 sont naturels.

Le plus grand parc national d’Europe, en Islande : le Vatnajökull. Ce site s’étend sur 14 500 km². C’est une région volcanique emblématique : elle compte dix volcans centraux dont huit sous-glaciaires. Deux de ces derniers sont parmi les plus actifs d’Islande. Entourés de champs de lave et autres rivières, le Vatnajökull renferme également en son sein la plus grande calotte glaciaire du Vieux Contient en volume.

C’est «un exceptionnel exemple de l’interaction entre la glace et le feu et de la séparation des plaques tectoniques terrestres», fait valoir l’Unesco. «Cette reconnaissance de la valeur universelle exceptionnelle du parc national de Vatnajökull profitera à la région et garantira son intégrité, nous sommes tous responsables de sa nature magnifique et de son histoire», s’est réjoui Lilja Alfredsdottir, ministre islandaise de la Culture.

Le Burkina Faso est également mis à l’honneur à travers sescinq sites de métallurgie ancienne du fer. Les cinq éléments composant ce bien culturel sont situés dans différentes provinces du pays. Cela comprend une quinzaine de fourneaux debout, plusieurs structures de fours, des mines et quelques traces d’habitations. Remontant au VIIIe siècle avant notre ère, Douroula est le témoin le plus ancien du développement de la production de fer recensé au Burkina Faso.

Les autres composantes -Tiwêga, Yamané, Kindibo et Békuy- illustrent l’intensification de la production de fer au cours du second millénaire après notre ère. Même si la réduction de fer –obtention de fer à partir du minerai- n’est plus pratiquée aujourd’hui, les forgerons des villages jouent encore un grand rôle en fournissant des outils et en prenant part à de nombreux rituels. Le Complexe W-Arly-Pendjari et les Ruines de Loropéni sont les deux autres sites classés du Faso. Il n’y a pas d’autres sites africains à l’étude cette année.

Parmi les autres sites inscrits ces derniers jours, on relève les forêts hyrcaniennes d’Iran, la cité de Jaipur (Inde) ou la mine de charbon d’Ombilin à Sawahlunto (Indonésie), les sites de jarres mégalithiques de Xieng Khouang (Laos). Pour les autres encore à l’étude à l’heure où nous écrivons ces lignes, on compte les temples de Bagan (Myanmar), les frontières de l’Empire romain (limes du Danube, Allemagne, Autriche, Hongrie, Slovaquie)…

Avec RFI 

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