MINISTÈRE DU PÉTROLE ET DES ÉNERGIES : Le prix de l’électricité au centre des préoccupations

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Dans un contexte de hausse des prix pour certains ménages, l’électricité a été, jeudi dernier, au centre des débats à l’Assemblée nationale, lors du vote du budget du Ministère du Pétrole et des Énergies.

La hausse des prix de l’électricité a fait débat jeudi à l’Assemblée nationale. Des députés de l’opposition, à l’instar de Serigne Cheikh Mbacké, ont pointé du doigt l’actuel Ministre des Pétroles et des Énergies, Mouhamadou Makhtar Cissé. Il lui est reproché un « mauvais management » lors de son passage à la direction de la Senelec, conséquence de la hausse du coût de l’électricité qui sera appliquée à partir du 1er décembre prochain. En répondant aux nombreuses demandes d’explication, le Ministre a rappelé que l’énergie et l’électricité constituent des priorités pour l’actuel régime. « L’électrification du pays est à 70 %. Donc, il reste 30 % à couvrir. Dans le milieu rural, le taux est actuellement de 45 %. Nous pensons pouvoir atteindre 50 % dans un mois. L’objectif demeure l’accès universel en 2025 », a-t-il dit. Avec un brin d’humour, Mouhamadou Makhtar Cissé a continué sa « plaidoirie » en ces termes : « J’ai passé quatre heures devant vous, on ne me parle pas d’indisponibilité ou de délestage, mais de cherté du prix ; ce qui signifie que des efforts ont été faits ». A cette occasion, il est aussi revenu sur les facteurs clés de la hausse. La première raison mentionnée par le Ministre est l’obligation de se plier au cahier des charges sous la surveillance du régulateur. « La Senelec a un cahier des charges qui détermine sa production et sa couverture ainsi que la qualité du service. Pour l’année 2019, la Commission de régulation du secteur de l’énergie a déterminé un revenu de 488 milliards de FCfa, soit 53 %. Les 38 % doivent aller aux investissements et les 9 % vont assurer les charges salariales », a-t-il justifié.
Par rapport au revenu fixé par le régulateur en 2019, Mouhamadou Makhtar Cissé a souligné que sur la base des calculs, avec toutes les facturations possibles sur l’année 2019, la Senelec est arrivée à 386 milliards de FCfa, soit un gap de 102 milliards de FCfa. A l’en croire, l’État n’était plus en mesure de faire de la compensation, compte tenu de ses politiques sociales, telles que « les Bourses de sécurité, la Couverture sociale universelle, entre autres ».
Le Ministre a également évoqué les impacts de la dépendance au marché mondial d’où sont importés les combustibles et les pièces détachées, et l’inflation. Poursuivant son argumentaire, il a loué l’option de l’État qui ne compense pas la Senelec, mais subventionne les Sénégalais les plus démunis, à savoir les 612 000 clients de la société qui ont des « factures de 5000 ou 10 000 FCfa »…

Le budget du ministère de la Jeunesse arrêté à 14.881.646.491 FCfa
Le budget du ministère de la Jeunesse, voté hier par les députés, est arrêté à 14.881.646.491 FCfa. Il est réparti aux quatre programmes du département : Éducation à la citoyenneté et Promotion du volontariat ; Protection sociale des jeunes et gestion de leurs groupements ; Promotion socioéconomique des jeunes et Programme pilotage, coordination et gestion administrative.

Le budget arrêté à 1 570,7 milliards de FCfa

L’Assemblée nationale a adopté, jeudi dernier, le projet de budget du Ministère du Pétrole et des Énergies. Il est arrêté à 255,3 milliards de FCfa. Les autorisations d’engagement s’élèvent à 1315,4 milliards de FCfa. La politique énergétique 2020 tourne autour de l’optimisation du système d’offre d’électricité, l’électrification rurale et les énergies renouvelables, la sécurisation de l’approvisionnement en hydrocarbures ainsi que la coordination et gestion administrative.

LOI SUR LE CONTENU LOCAL : Partage des décrets d’application d’ici fin décembre

Le Ministre du Pétrole et des Énergies a fait part du partage des décrets d’application sur le contenu local avec toutes les parties prenantes d’ici à la fin de ce mois de décembre. Selon Mouhamadou Makhtar Cissé, l’objectif est le développement et le renforcement des capacités du tissu industriel local afin de le rendre plus compétitif et apte à saisir les opportunités qui seront induites par l’exploitation des ressources pétrolières et gazières.

Demba DIENG

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