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Orientation des nouveaux bacheliers dans le public: le Saes pose ses exigences au Gouvernement

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La décision du Gouvernement du Sénégal d’orienter tous les nouveaux bacheliers dans les universités publiques ne peut pas se réaliser sans le respect d’un certain nombre de préalables. C’est en tout cas la position du syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes).

Dans un communiqué rendu public ce mardi 10 septembre, le Saes indique le ministre de l’Enseignement supérieur reconnaît « l’insuffisance et la non-livraison d’infrastructures dont les constructions ont été entamées depuis plusieurs années, sans oublier le déficit d’enseignants dans les universités publiques ». 

Les camarades du professeur Malick Fall exigent « l’achèvement et la livraison avant la prochaine rentrée universitaire de toutes les infrastructures équipées dans tous les campus, de l’ouverture immédiate de 400 postes d’enseignants-chercheurs et le recrutement conséquent d’enseignants chercheurs pour arriver au moins à 70% de permanents à l’horizon 2021-2022 ». 

Parmi les revendications du Saes au Gouvernement, figurent également, « le paiement des sommes dues aux vacataires qui accompagnent les universités dans leur fonctionnement, l’augmentation conséquente dès 2020 de la dotation de l’Etat aux universités publiques pour atteindre l’objectif «budgets de vérité» et couvrir ainsi les dépenses pédagogiques, de recherche et de personnel ». 

Le Saes, qui souhaite « l’accès pour tous les bacheliers à un enseignement supérieur public de qualité »,  dit qu’il va « tenir le gouvernement pour responsable de toutes les conséquences néfastes que pourrait entraîner cette décision si ces préalables ne sont pas respectés aggravant ainsi la situation difficile des universités publiques ».

Le Syndicat autonome des enseignants du Supérieur de rappeler qu’avec cette décision d’orienter les bacheliers dans le public, « le gouvernement revient sur son choix de 2013, toujours contesté, d’orienter une partie importante des ressources publiques destinées à l’enseignement supérieur vers des structures privées au détriment des universités publiques existantes ». 

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