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Reprise partielle des cours: des parents d’élèves expriment leurs craintes.

 Reprise partielle des cours: des parents d’élèves expriment leurs craintes.
Enseignants et élèves devront reprendre le chemin de l’école le 2 juin prochain. L’annonce a été faite par les ministres de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle, lors du dernier Conseil des ministres du mercredi 29 avril 2020. Accrochés à ce sujet, des parents d’élèves étalent leurs inquiétudes face aux conditions de retour à l’école. L’Etat annoncé la reprise des cours le 2 juin. Une nouvelle bien accueillie par les acteurs de l’éducation. Mais, un sentiment d’inquiétude habite certains parents d’élèves à cause de la pandémie qui n’a pas fini de livrer ses secrets, ils marquent leur désaccord contre cette mesure. Aby Ndao dit Mme Niang, est une dame de 47 berges qui couve trois enfants au foyer. La charmante dame prend ses aises dans son modeste salon tout en respectant les mesures barrières. Masques et lunettes garnissant son visage. « Prenez l’autre chaises », indique-t-elle. C’est pour respecter aussi la distanciation sociale. Au sujet du retour en classe pour les élèves en classe d’examen, Madame affiche son pessimisme face à l’injonction étatique. « C’est vrai qu’il est temps que nos enfants retournent à l’école. Mais avec cette maladie qui continue de se propager je ne suis pas sûre que ça une bonne idée. Avec la cacophonie qui règne dans certains établissements les enfants ne seront pas à l’abri », crache-t-elle en réajustant son « meulfeu » qui lui couvre la tête et qui dessine avec souplesse ses formes. Aby revient : « les autorités devraient encore attendre et observe l’évolution de la maladie d’ici la fin de ce mois avant de prendre de telles mesures. C’est la santé de nos enfants qui est en jeu. L’école c’est bien mais la santé prime. Aussi, on ne sait même pas encore dans quelles conditions ils vont retourner à l’école. Ce n’est vraiment pas rassurant ». Ousmane Thiam, un autre parent d’élève interpellé abonde dans le même sens. Ce commerçant de profession estime que cette décision n’est à l’ordre du jour. Et il en rigole. Car, l’homme à voix rauque pense « qu’on n’a pas maîtrisé cette maladie. Ils pensent déjà à faire retourner les élèves en classe. C’est marrant ». D’après Ousmane, un pater d’une seule fille, certaines décisions nécessitent des mesures d’accompagnement. Il fulmine : « s’ils pensent que les élèves doivent retourner en classe ils doivent établir les conditions de protection idoines face à cette situation. Mais ils n’ont rien dit à ce sujet. Et moi personnellement je ne laisserai pas mon enfant retournée à l’école sans pour autant connaitre les mesures d’accompagnement ». L’homme fonde son argument sur l’effectif pléthorique dans les classes. Aujourd’hui, constate-t-il encore, «la majorité des classes débordent de monde. Il peut y avoir plus de 40 élèves dans une salle. Je me demande comment les cours vont se dérouler dans ces conditions en respectant les gestes barrières justement? » Moussa, son camarade, qui se dresse à presque 2 mètre de lui, se soucie de la sécurité de ces apprenants. Il approuve l’avis de son ami Ousmane et bégaie : « le point le plus important c’est la sécurité pour les élèves qui vont retrouver les établissements scolaires. Etant donné que nous savons tous les mauvaises conditions d’hygiènes qui règnent dans la plupart des établissements scolaires. Et je ne pense pas que les élèves pourront respecter les mesures d’hygiènes édictées ». A cela s’ajoute « les tracas du transport » qui, à son avis, constituent un obstacle majeur. « Depuis près de deux mois nous sommes confrontés à de réelles problèmes de déplacements avec les nouvelles restrictions dans le secteur du transport. Comment vont-ils faire pour régler ce problème avec le nombre de passagers dans les bus qui ont été revus à la baisse» Contrairement à nos précédents interlocuteurs, Diary Sow semble être en phase avec cette décision gouvernementale. Accrochée au seuil de sa maison, la jeune dame se réjouit de la mesure. « Il faut que nos enfants retournent à l’école. Sinon, ils risquent de perdre leurs niveaux. Je n’apprécie pas le fait qu’ils restent à la maison sans rien faire. Si dans les pays les plus touchés par le coronavirus, ils sont entrain de trouver des moyens pour un retour à l’école pourquoi ne pas tenter le coup au Sénégal», soutient-t-elle, avant de se plaindre : « nous qui payons les études dans les écoles privées, risquons de perdre notre argent sans une satisfaction par rapport au niveau de nos enfants ». A rappeler que le président de l’Union nationale des parents d’élèves et d’étudiants du Sénégal (UNAPEES), Abdoulaye Fané, a exprimé sa satisfaction sur cette décision gouvernementale. Alors que d’un autre côté les syndicalistes disent être dans le flou total et exigent des éclairages, par le biais d’une concertation avec le ministre de l’Education nationale. Pds

Kebetu

 

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I.S

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